biographie Marcel  -   Marcel écrivain

Bienvenue: Entre 2 tours du monde est dédié à la seconde vie d'Inox, bateau mythique construit et skippé par Marcel Bardiaux sur tous les océans pendant 40 ans

A 86 ans, Marcel  est de retour en France traversant l'Océan Atlantique Nord, ramenant en entier bateau en France, après un échouage mémorable à "la pointe aux Maquereaux" en Gaspesie, au Nord Est du Canada.

INOX reste échoué pendant 3 longues journées sur les rochers de granit, avant l'intervention des gardes-côtes.

Recueillis et aidé par Robert P., Inox  est réparé et renfloué plus d'un an après son naufrage.

Marcel décède à bord en février 2000.

Inox est alors dans les eaux calmes du port de Redon.

INOX entre dans l'association des OLD GAFFERS, FTBV (Flotille Traditionnelle de la Basse Vilaine) en 2003, comme bateau d'exception, grâce à la gentillesse et à la chaleur de ses membres,  rendant un hommage à l'oeuvre de MARCEL BARDIAUX

DERNIERES NOUVELLES!!!

 

Pâques 2010: photos dans le coin des lecteurs

Un mea culpa : j’ai sauté l’été 2009, qui a été studieux : j’ai complété l’armement du bord : ajouté un guindeau électrique et 150 kilos de chaine de 12mm en complément de l’impressionnant mouillage créé par Marcel. La pose a été relativement simple, un sérieux coup de main de Marc/Quid’Ham nécessaire pour avoir la main et l’avis tout au long du travail. Il reste a régler le problème de l’évacuation d’eau par l’écubier : Marcel n’avait pas prévu de vidange automatique du crash box avant (hormis l’ouverture des toilettes que je vais probablement utiliser). Bon ce n’est pas encore gagné et je souhaite m’affranchir d’une pompe de cale ; solution la + directe mais qui me pose un problème d’éthique : installer un système mécanique/électrique si je peux m’en passer.

Pensez donc : deux longueur (15 et 30m) de chaine fabriqué à la main dans de la tige d’inox de 17mm pour un poids avoisinant les 300kgs complétées par 2 ancres « légères » de 40kg chaque (fabriquée dans le même métal par le même homme), et une ancre de mouillage de 80 kg. Juste de quoi tenir un beau bébé de plus de 20 tonnes sagement au mouillage…Marcel a bien pensé au guindeau qui est intégré dans le pied de mat. Mais, car il y a un mais… vous l’aurez imaginé, l’ensemble est sérieusement lourd a mettre en œuvre – il n’y a pas de palan à poste, et le guindeau surmultiplié ne permets pas une remontée rapide du mouillage. J’ai du à l’occasion détacher l’ancre du fond et partir au large, avec  7 ou 10 mètres de chaines avec son lest au bout patiemment remonter l’ensemble avec un bateau en marche au large de la cote et des autres bateaux. C’est un inconvénient de la manœuvre en solitaire avec un matériel aussi… « rustique ».

Il en est allé de même pour le gréement que je dois sérieusement revoir : à un peu plus de cinquante ans (je commence à parler de moi ce doit être l’âge… J) il y a des aides à la navigation qui deviennent utiles voire indispensables pour rester dans la marge de sécurité. Je n’ai pas envie de rester en villégiature sur le pont quand sa souffle et personne à la barre…

Transition vers les 2 nouveaux winchs Lewmar qui remplacent les anciens Goiots qui trônent au Café du Commerce de La Roche Bernard entre les ouvrages de Marcel et le récepteur radio a lampe (en état !). Self tailing – rutilant je les ai positionné en retrait des Goiots pour libérer les passavants et réduire l’angle d’inclinaison pour éviter le sur-pattage. C’est la que commence la première transformation : je ramène toutes les écoutes (Génois, trinquette, GV dans le cockpit.

Deuxième étape de transformation : la pose de bloqueurs (pianos) pour les écoutes des voiles : l’espace cockpit/passavant est trop exigu pour installer plus d’un winch : il me faut utiliser le même pour 3 voiles. Ce n’est pas gênant car toutes les voile sauf le génois sont auto vireuses et donc ne nécessite pas de changement lors de virement de bord sur un même angle bâbord/tribord. Je l’avais constaté lors des sorties précédentes – et quand bien même serait-ce le cas, les winchs me permettent de faire les réglages beaucoup plus rapidement que dans le montage d’origine. Autre avantage : les écoutes filent le long du bord et ne courent plus sur le pont.

Troisième étape  à venir : raccourcir le plan de voilure en ramenant l’étai sur l’étrave comme à l’origine : le balcon est plus source de problème en cabotage et manœuvre de port qu’utile d’une part et d’autre part je voudrai vérifier l’équilibre sous voile avec plus de surface sur l’avant, en réduisant celle de l’artimon. Donc on pose un enrouleur et son génois sur étrave.

Et pourquoi diable veut-il changer l’artimon : pour 2 raisons : 1) remonter la hauteur de bôme qui aujourd’hui me coupe la tète a chaque virement de bord (ca fait vraiment mal a petit vitesse – alors en plein empannage je vous laisse imaginer ce qui reste des pauvres neurones…) et 2) je veux également changer le système de prise de ris et donc de type de voile.

Et la je sens les puristes de l’histoire commencer à chagriner : mais qu’est-ce qu’il nous fait là ???... !!! il va tout changer le bateau !

Et bien oui – partiellement :le système à rouleau a ces adeptes et ses détracteurs. Celui que Marcel a installé date de plus de 40 ans – fonctionne toujours – mais n’est pas vraiment adapté à une réduction rapide de la voilure ; il déforme le tissu et endommage le plan de voile (et celles du bord méritent leur remplacement). Donc j’opte pour un système de ris rapide avec un rappel des drisses traversant les bômes.

Voilà pour les dernières infos – je poste quelques clichés dans le coin des lecteurs.

Bon vent !

Pâques 2009: photos dans le coin des lecteurs

Encore un p'tit tour dans l'estuaire après 1 semaine de travaux:

  • Remplacement de la capote de cockpit qui après plusieurs années de service avait for mauvaise mine: Fin (marin et homme a (presque) tout faire) fut le magicien de cette réalisation.
  • Ouverture de caissons pour permettre un rangement plus classique de tous ce qui doit être accessible rapidement, ou de manière quotidienne - aliments, vaisselle (eh oui, les casseroles et cocotte minute sont quand même mieux dans les coffres qu'a jouer au foot dans le roulis...)
  • Pose de panneau en CP de 5mm qui font sommiers de bannette et couvercles des coffres: là il faut tirer un coup de chapeau à Noël qui avec patience, ingéniosité et maîtrise du travail du bois a calé au millimètre près les planches: du grand art!!!
  • Entre temps il a fallu vider le fond des 2 réservoirs d'eau de 250 litres pour nettoyer les fonds et les parois gracieusement recouverts d'une fine couche de boue ... merci l'adduction d'eau du ponton. Ceci m'a amener a bricoler un pré filtre de remplissage repris de ceux posé pour les habitations: résultat correct, on perd un peu de débit mais avec un filtre 30 microns, cela évite pas mal de résidus. ne pas oublier de remettre un bon paquet de bicarbonate de sodium, qui donne ce goût inimitable d'eau gazeuse et "aseptise" celle du réservoir.
  • Pose de lattes de parquet en bois exotique remplaçant celles qui après 40 années de bons et loyaux services tombaient en morceaux!
  • CONSTERNATION quand il a fallu monter la trinquette retaillé par un atelier local: malgré un marquage sur la voile, la coupe dépasse la bôme de trinquette de 40cm sous celle-ci. Résultat: démontage de la bôme pour la sortie, le point d'écoute rase le pont mais permet quand de se servir de la voile. par contre on oublie la bôme qui permet de réduire la voilure par enroulement... Je l'ai ramené à la maison pour refaire le boulot fort cher payé... Au fait petite astuce en passant: j'ai fait faire d'autres travaux de reprise d'un foc encore en bon état avec pose de mousqueton à frapper en inox... je vous conseille d'aller faire un tour sur le web: j'ai payé 25€ le mousqueton Winchard lors des travaux, et en ai trouvé à 2,50€ (en inox, mais pas Winchard) que j'ai monté moi même. cela prend entre 1 à 3 minutes par mousqueton selon la docilité de la ralingue...

Puis sortie passer une nuit à l'ile Dumet - car le souffle de vent ne nous même pas permis de gonfler les voiles pour envisager Le Croisic ou Houat... Monsieur Nanni nous a donc for courtoisement et régulièrement propulsé jusqu'au mouillage... Arrivée vers 21h, le temps de mouiller correctement avec orin, on se retrouve a gonfler l'annexe pour un débarquement à la découverte d'une île déserte d'humain et habitée d'une faune oiselière sauvage. quelques photos les pieds mouillés par un débarquement acrobatique. Essayez de rester en équilibre debout sur un canot gonflable à l'approche de la plage ou se roulent les derniers moments d'une houle (petite certes) et d'éviter que le boudin ne racle sur les galets au moment ou vous avez décidé de changer de sol... et bien le résultat fait plouf!

Le temps de prendre des photos et zou, de retour à bord pour un dîner classique et abondant arrosé d'un vin sans prétention mais très gouleyant avec l'équipage du moment le plus éclectique a vu à bord: Marc de Quid'Ham, Anne Marie et Noël, 2 Savoyards skieurs et plongeurs à la rencontre de l'estuaire Morbihannais. Vous les verrez peut-être dans les prochains mois sillonner la Vilaine, voire encore plus loin à bord d'un bâtiment de marine  à déterminer.

Une nuit très agréable sous la lumière d'un ciel bleu d'étoile nous a écouté papoter jusque tard dans la nuit à refaire le monde et parler de nos expériences respectives tant marines que terrestres.

Le lendemain, la moitié de l'équipage file à la découverte de l'ile tandis que l'autre ( le capitaine et Marc) se charge de la toilette d'Inox à grand coup de seaux d'eau sur les voiles et grattant le pont des moisissures et autres lichens qui y ont trouvé refuge. Un facétieux photographe a immortalisé le quart de nettoyage du capitaine (à quatre pattes le fessier en l'air) que seule la décence m'empêche de montrer publiquement.

Nous remettons les voiles à la manoeuvre et déhalons gentiment après une ronde de bateaux de pêche posant filets et casier à quelques dizaines de mètres du mouillage. Ce doit être une coutume locale, l'ayant déjà vécue l'été précédent où seul à bord à éviter en zigzag les bouées de ces charmants amateurs de poissons et fruits de mer j'ai transpiré tout ce que savais pour déhaler l'ancre et la chaîne à la main - en attendant investir et installer un guindeau électrique. Le retour se fait toutes voiles dehors par un vent arrière qui nous fait rouler lentement mais suffisamment pour m'obliger à faire mon premier point Sextant pendant... 20 minutes! Je salue ici très bas tous les navigateurs de petites unités pour leur dextérité et leur patience à n'avoir pas fichu ce foutu appareil à l'eau plus tôt.

J'ai fait l'acquisition il y a 8 ans d'un Sextant Russe qui a la particularité de montrer une image inversée: le soleil se retrouve dans l'eau sous l'horizon, et donc oblige a apprendre à inverser les gestes de poursuite du soleil: s'il va à gauche... surtout aller le chercher à droite!  et quand vous avez finalement fini par coincer ce salopard, monter le sextant pour voir descendre l'horizon et si entre temps vous n'avez pas craqué sous les crampes vous aurez eu le bonheur de le fixer pour une seconde. Après vous êtes déjà quelques nautiques ailleurs sur la carte!

Le retour à l'anneau s'est fait sans trop de problème surtout avec la pendille à poste entre les bouées du corps mort: MERCI à Christophe et son équipe encore une fois pour leur gentillesse et amabilité - ils ont posé le bout acheté quelques jours plus tôt et m'ont donc épargnés un temps précieux à bord.

A bientôt - et bon vent!

Juillet 2008 : PREMIERES SORTIES DEPUIS 7 ANS DE REPOS FORCE

2 fois 2 jours de sorties la première avec 2 équipiers novices en voile mais qui ont fort bien intégré l'humeur un peu angoissée du capitaine aux manœuvre d'écluse d'Arzal, puis plus tard lors de la nuit en mouillage a l'Est de l'ile Dumet: un œil périodique pour vérifier l'alignement et surtout le rapprochement des hauts fonds signalé sur la carte Navicarte et SHOM. Mais a part un peu de houle et quelques rafales dans la nuit, rien n'est venu perturber le sommeil de mes 2 marins. Le capitaine lui par contre avait l'œil vaseux le lendemain, car après une arrivée vers 23h, mouillage compris, le réveil était donné pour 6h30, mon neveu d'équipier avait rendez vous avec un avion à Nantes dans l'après midi. Donc c'est dans un état semi comateux que j'ai fait le retour, avec un salut inattendu d'un ULM pendulaire a flotteurs de type hydravion.

Lors de cette sortie ainsi que la suivante nous avons été salué avec chaleur par beaucoup d'autres équipages et certains nous ont vraiment envoyé des signes de sympathie. Je remercie ces manifestations, tant elles rendent hommages à Marcel Bardiaux avant tout et elles récompensent quelque part les longues années de travaux pour remettre Inox à la mer. J'espère pouvoir limiter dans le temps les travaux nécessaires à la modernisation du gréement (faciliter les prises de ris - 500 tours de manivelle pour enrouler la GV, 370 pour l'artimon).

Il y a peut - être un méthode plus rapide avec l'accastillage actuel mais elle reste un mystère. j'envisage donc de profiter du remplacement des voiles qui tiennent plus du sac de marin, pour mettre des prises de ris rapide et modifier en conséquences les bômes pour y mettre des réas. quant au mouillage, celui de l'anse de Suscinio pris entre 2 cardinales vers 23h30 et celle de Houat ont été particulièrement éprouvant à remonter. les 2 relevages ont été fait à la main... l'ancre de 40 Kg et la chaine en maillon Bardiaux de 15mm (que j'estime a 60- 70Kg);  pour la première, de charmants pécheurs ont entouré Inox de casiers et il a fallu manœuvrer seul (et oui, la 2eme sortie a été faite en solo) en remontant le mouillage et cavaler sur le pont entre la barre et la bitte d'amarrage de proue.

Mais Marcel a fabriqué un équipement absolument génial que je recommande a tout bateau: une empreinte de maillon en acier fixée sur le pont. le principe est alors simple: il suffit de présenter un maillon sur ce "taquet" d'appuyer pour le rentrer et la chaine se trouve bloquée instantanément. Il suffit de donner un coup bref vers le haut pour libérer la chaine, soit pour le mouillage, soit pour continuer de monter la chaine.

Donc la 2eme sortie a été faite en "solo" histoire de voir si je pouvais manœuvrer Inox sans équipier. la conclusion est oui - MAIS. Mais, comme je l'ai indiqué plus haut: il faut installer un guindeau électrique pour éviter de tomber d'épuisement ou de risquer de se mettre en difficulté (à la côte, ou sur d'autres bateaux), changer le maniement des voiles pour la réduction des ris. Ensuite, d'autres accessoires tels que régulateur d'allure et/ou pilote automatique, radar pour la veille seront utiles.

Inox fait route rectiligne par vent établi au près et travers, je l'ai vérifié et cela m'a permis de prendre des photos du balcon et de rester admirer l'étrave plonger dans la vague appuyé sur le foc. par contre il a une tendance de "sale gosse" à remonter au vent par vent arrière ou bon plein surtout quand il y a un peu de houle et je pense que l'écart de dimension entre l'artimon et le foc de route (je n'ai pas de Génois) est à l'origine de ce comportement.

les seuls moments qui sont encore sensibles sont les manœuvres de ports ou d'écluse lorsqu'il y a du vent: Inox est très allégé  depuis 2001 et il a perdu presque 10 tonnes (en vidages des soutes et caissons de matériels et autres bricoles que Marcel a accumulé en 40 ans de vie. la ligne de flottaison est remontée de 15 cm... le revers de la médaille est un roulis plus important au mouillage. Marcel m'avait indiqué qu'Inox avait un meilleur comportement a la mer après le vidage des réservoirs à mazout (1200 litres) qui n'a jamais servis: il a donc vidé la boue de gasoil mais celui-ci a imprégné le métal et je dois envisager l'application d'une peinture pour éliminer les effluves qu'il continue de générer.

Je cherche donc : un guindeau électrique soit pour la chaine de 15mm soit pour une de 12mm (plus courant qui servira pour le cabotage). Des idées pour alimenter le nerf de la guerre - la caisse de bord - celle-ci commence à manquer pour les modifications du gréement.

A bientôt et bon vent !!!

Avril 2008

7 petits jours pour un programme chargé: installer la radio (avec pose de l'antenne sur l'artimon et faire la grimpette 4 ou 5 fois, poser des rivets de 5mm avec une pince standard, percer en haut, en bas et faire passer le câble), finir l'antidérapant sur le pont (en jouant avec la météo - la pluie était au rendez vous), regarder passer les copains qui allaient virer la tour du cochon pendant que bibi trimait sur son "canote".

et le gros morceau: faire le vide (temporaire) pour nettoyer, brosser et peindre les pièces qui attendaient depuis 7 ans qu'on s'en occupe; pendant que mon magicien d'ébéniste s'employait à faire un plancher de carré remplaçant le capot moteur, posait bannette de navigation et équipet (penderie et placard).

mais les photos vous en diront plus qu'un long discours allez voir dans le coin des lecteurs

Eté 2007

1ere partie - 1 petite semaine pour mettre 3 réservoirs a bord: 2 pour l'eau et 1 pour le gasoil. après 3 jours d'efforts les réservoirs d'eau étaient en place branchés et raccorde au robinet de l'ex cuisine: Hourra, comme il est bon d'avoir l'eau courante juste en ouvrant le robinet...au lieu de pomper du pied gauche ou droit ou de remplir l'évier avec des bouteilles pour pouvoir laver les mains, la figure ou... la vaisselles.

Il y a un autre endroit pour les parties du corps, située a l'avant du bateau ;-) Ceci sera installe plus tard car il faut réorganiser les toilettes, monter une douche et changer le lavabo de place.

Enfin dans la tradition de poisse qu'a aussi expérimenté Bardiaux, le réservoir a gasoil de 380 litres était hors d'usage rempli de débris /copeaux de plastique ... découvert lors du perçage du tour de remplissage après 2 jours de travail d'installation et de raccordement! Je suis devenu fou car ceci est indétectable a l'achat car le trou ne peut être percé qu'après installation a poste du réservoir. Alors il a fallu a nouveau basculer le lourd panneau central de pont pour laisser passer la grosse boite (2mx1,8mx0,40m). 2 mois plus tard j'ai du faire un court séjour a bord pour installer le nouveau, en passant par le chemin inverse, percer a nouveau (un peu tendu) et - hourra - cette fois ci était la bonne, il était propre et prêt a l'emploi.

2eme partie - la semaine prochaine a La Roche Bernard pour finir l'arrimage des réservoirs, le test du réservoir a gasoil, mettre et vérifier les voiles ... et croiser les doigts.

Bon et bien ce n'est pas encore pour cette fois-ci! J'ai du rendre le pont glissant a souhait antidérapant, ce que j'ai fait en saupoudrant de sable une simple couche de peinture fraiche. Simple avec son esthétique particulière, mais son action est très efficace. J'avais en projet l'installation d'un coin navigation et c'est chose faite avec la mise en place d'une table aux dimensions d'une carte SHOM déployée, surmontée d'un caisson pour recevoir les différents tableaux électriques et autres instruments que je jugerai utile. Une nouvelle bannette de navigation est aussi posée dans ce coin.

--- Eté 2006

une petite semaine pour faire en 2 jours ce que j'avais prévu en 5, c'est à dire le remplacement des haubans du mât de grand voile, en câble souple diamètre 8mm, en cosses à œil et serres câble, compte tenu de la difficulté d'obtenir les longueurs exactes pour commander des sertissages au mm près. Ce sera donc pour le prochain remplacement!

En attendant, il ne reste que quelques modifications et surtout la mise en tension des haubans tout en redressant le mât qui a du en voir des vertes et autres couleurs.

La suite sera de faire subir le même traitement au mât d'artimon, avec une petite difficulté supplémentaire: il n'y a pas de barreaux soudés au mât, donc la grimpette sera remplacée par une ascension exclusivement manuelle...

Enfin, Inox a un nouveau nez, beaupré et balcon, fixé après une belle lutte pour percer et aléser la chappe d'Inox de presque 10mm, qui sert de fixation d'étai, et de sous-barbe. C'est le boulon de 22 qui m'a donné du plaisir tout un après midi, perché à plat ventre sur le balcon pour finir à la queue de rat l'angle et le diamètre de passage de la vis.

Nous avons encore eu le plaisir de rencontres amicales, souvent serviables, et quelques fois tout a fait opportunes qui pour aider à faire le vide, ou pour purger le moteur qui avait une grosse crise d'aérophagie, pour cause de manque de gazoil, et de coupure de retour de pompe, l'origine due à une brillante idée suivie d'une exécution exécrable de son capitaine bricoleur...

--- Été 2005

INOX est de retour à La Roche Bernard après un dur et long labeur estival, utilisé à décaper la proctection polyester de 40 ans jusqu'au bois. Le pont réalisé en 3 couches de lattes d'Iroko  a plus de 5cm d'épaisseur, hors vaigrage (il en fait environ 10cm) est resté à l'état d'origine sauf aux endroits ou l'eau a pu s'infliltrer et commencer à pourrir le bois.

Maintenant, peint en blanc, Il attire tous les regards et j'ai été assailli de questions sur son état, sur Bardiaux et mes intentions.

Celles ci sont très simple: encore 4 à 5 ans de tavaux de fond et de confort avant d'envisager de commencer à faire des ronds dans l'eau. Pas de plan extraordinaires à dévoiler, et vous savez en matière de voile tout dépend de la météo...;-)

Enfin, il lui faudra une nouvelle garde robe et remplacer les haubans (26 ), et qui représentent plus de 350 mètres  de câble Inox souple monotoron à trouver et à (financer)!!!

Été 2004

INOX est à l'anneau dans la Vilaine au port de La Roche Bernard (56- France), enveloppé dans des bâches de protection pour protéger le pont des intempéries, ressemble à une semi-remorque. Le climat ou simplement la durée d'exposition des 40 dernières années ont eu raison de la stratification du pont en bois qui est pourri par endroit.

Après le nettoyage des écuries d'Ogias, ont commencé les seconds travaux d'Hercule avant qu'INOX puisse être remis à la mer (changement du moteur, arbre et hélice).

J'appartiens à cette grande confrérie des bricoleurs qui cherchent et trouvent (parfois) des astuces pour arriver à ses fins...

2002, 2003:

au sec pour caréner, ré-axer le safran, remplacer le moteur, l'arbre et l'hélice.

2001

achat d'Inox sortie mémorable ou après une panne totale du moteur je me suis fait proprement éperonné en pleine nuit mon aimable visiteur anonyme ayant proprement plié le balcon que j'ai mis 3 ans a remplacer.

Un petit mot sur ma rencontre avec Inox: je n'avais nullement l'intention d'acheter ce bateau trop grand (j'étais parti pour un gabarit de 10 à 13 mètres max), trop atypique, avec un pont rond comme une bouteille, un cockpit vaste pour 2 personnes et une hauteur sous barrot a me raccourcir de 10 cm le sommet du crâne. il m'est apparu naturel de m'en occuper lorsque je l'ai vu seul attaché au port après le décès de Marcel Bardiaux. J'étais alors bien loin de réaliser ce que les 10 ans de travaux que j'envisageais allaient réellement représenter - en temps, argent et frustration de ne pouvoir accélérer ceux-ci, n'habitant pas sur place.

Alfred

email: contact@entre2toursdumonde.com

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