biographie
Marcel - Marcel écrivain - Accueil
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Bienvenue: Entre 2 tours du monde est
dédié à la seconde vie d'Inox,
bateau mythique construit et skippé par Marcel Bardiaux sur tous les océans pendant 40 ans A 86 ans, Marcel est de
retour en France traversant l'Océan Atlantique Nord, ramenant en entier
bateau en France, après un échouage mémorable à "la pointe aux
Maquereaux" en Gaspesie, au Nord Est du
Canada. INOX reste échoué pendant 3
longues journées sur les rochers de granit, avant l'intervention des
gardes-côtes. Recueillis et aidé par Robert
P., Inox est réparé et renfloué plus d'un an après son naufrage. Marcel décède à bord en février
2000. Inox est alors dans les eaux
calmes du port de Redon. |
INOX entre dans l'association des
OLD GAFFERS, FTBV (Flotille
Traditionnelle de la Basse Vilaine) en 2003, comme bateau d'exception, grâce à
la gentillesse et à la chaleur de ses membres, rendant un hommage à l'oeuvre de MARCEL BARDIAUX
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DERNIERES NOUVELLES!!! Juin 2011- A/R Ile d’Yeu Apres 2 mois
passé au terre-plein d’Arzal, Inox attend sagement
d’être caréné et repeint a l’antifouling.
J’ai pris celui-ci chez J2B, shipchandler très sympathique qui n’hésite pas à donner de son temps et de
ses conseils pour vous aider. Un passage au
nettoyeur haute pression qui curieusement a été plus long du coté rive au
mouillage de La Roche Bernard avec quelques concrétions qui ressemblaient a des éponges. L’ensemble était relativement propre après 5
ans passé dans l’eau avec seulement 3 sorties annuelles en mer. Une seule couche d’antifouling cette fois ci et nous sommes prêt pour la
mise à l’eau. Un petit
pincement d’incertitude sur les passes-coques en inox, mais aucune fuite
n’est a déplorer lors du premier bain. Deux nouveaux
membres sont arrivés à bord : ·
une éolienne AEROGEN6 montée sur un mâtereau
en Inox de chez MPI complète maintenant les sources d’énergie du bord. ·
Un GPS
Lowrance 5150C qui nous assurera un confort de
navigation sans égal – qu’il est bien de savoir où l’on est quand on navigue
entre les cailloux… et quelques fois sans repères côtiers (il y a eu des moments
de visibilités bouchées après les grains qui mettent mal à l’aise…) Direction le
premier ponton pour finir les préparatifs avant la sortie prévue pour port
Joinville a l’ile d’Yeu. Il se trouve que fait exprès c’est ce jour que vient
envahir la flottille de PEN BRON qui voit débouler une foultitude de bateau
et de marins d’eau douce au sens le plus strict du célèbre capitaine Hadock.
Bon sang il me manquait sa solide connaissance de bordée d’injure pour
accueillir ces malappris qui sans savoir manœuvrer leur embarcations venaient
faire du rase carène auprès d’Inox et surtout de sa partie la plus fragile ;
son bout dehors. Jusqu'à cet innocent qui fonçait plein gaz en marche arrière
en regardant surtout de l’autre coté et dont les haubans sont passés a moins
de 30cm de l’extrémité du balcon. Le pompon a été
la sortie d’écluse ou la marée basse nous attendait ainsi que 4 rangée de
bateau dont une navette passager qui filait droit dans le chenal suivi par un
touriste en vedette qui n’a rien trouve de mieux que de virer sur place se
présentant pratiquement en travers du chenal. Heureusement Inox ne cale
qu’1m20 et donc j’ai pu l’éviter de justesse mais au prix de sueurs froides
et un échouage de peu sur la berge. Le manche au commande ne s’en est même
pas aperçu du moins sui j’en juge à l’air abruti de ces passagers sur la
passerelle. Bref après cet
intermède qui me conforte que je n’ai aucune envie de rejoindre ce genre de
rassemblement, nous voila enfin parti pour notre périple. La sortie de
l’estuaire se fera sans souci majeur
et un petit vent (3-4 Beaufort) nous déhale, aidé par le moteur pour
maintenir un peu d’allure. Cap sur les Bayonnelles, puis la bouée de Castouillet
et la Ouest Banche que nous verront de nuit reconnaissable aux 9 éclats de
son feu. La nuit et sans
nuages et sans lune montrant un ciel tout en étoiles, barré de son écharpe de
voie lactée. La lune ne se lèvera que vers 3 heures du matin montrant un beau
croissant roux. Vers 23 h , Alec bien calé au poste de barre, la prise en main du
GPS installé la veille enfin réalisée pour les principales fonctions (où suis-je,
ou vais-je, qu’y a-t-il devant, dans quel étagère….), je vais aller me
coucher complètement épuisé des manœuvres de gréement, de matelotage et
rangement du bateau. Je vais enfin
m’allonger sur le matelas posé enfin sur
un sommier à latte. Inutile de vous dire le mal fou que j’ai eu à me
lever pour le quart suivant vers 2heures du matin. A la relève,
nous avons passé le plateau du Four, et au cap de la bouée ouest Des Bœufs qui va
nous amener en visuel du phare de Port Joinville. Le passage de
l’estuaire sera un moment très agréable, le vent est remonté par rafale a 4-5 et permet de maintenir un bon 5-6 nœuds moteur enfin
arrêté. Quel plaisir,
être bercé par une petite houle poussé en souplesse par le vent. Je me suis
essayé à naviguer en gardant un cap aux étoiles : à priori cela reste
faisable mais vite lassant si il n’y en a pas à l’horizon, car j’ai été
obligé de garder la tête en l’air pour caler mon cap. Finalement, je
suis revenu aux amers facilement reconnaissables par leurs éclats. Quelle
facilité de naviguer de nuit par beau temps ! Et quel spectacle. Nous avons
même eu droit a un feu d’artifice ; sans doute quelques fêtes locales à moins
que ce ne soit pour saluer Inox dans sa première sortie de navigation
nocturne depuis son retour à la mer… Au petit jour
vers 6h Alec se lève, je n’ai pas eu le cœur à le réveiller j’étais bien à la
barre, et assister au lever du jour est un spectacle réjouissant. Je repars faire
un dodo et reviens vers 9h pour proposer un petit déjeuner a base de
céréales. Boisson chaude plus tard lorsque nous serons au port. A l’approche de
port Joinville, le vent refuse progressivement, et à 3 miles nous remettons
au moteur, voiles affalées et ferlées pour l’entrée au port. La darse est
bien camouflée et il faut vraiment se rapprocher pour apercevoir l’entrée et
l’alignement des feux. L’entrée est assez étroite et protège bien le port de
plaisance qui est caché derrière un virage a angle
droit sur bâbord. Une très
gentille voix féminine à la VHF m’indique que je peux mouiller juste au pied
de la capitainerie. L’appontage
sera fera sans problème, le vent aimablement nous portant sur le ponton. Apres un bref
amarrage (je laisse Alec finir l’ajustage des aussières) je file aux
formalités administratives et hygiéniques nécessaires après cette nuit passé
en navigation. Une petite
journée a bord de l’ile – courses de poissons et
légumes en ville – 2 Vives qui feront un repas de choix après les avoir
amputées de leur épine dorsale (venimeuse). Nuit très appréciée et lever aux
heures de farniente, nous partons après avoir installé le compas de route a
l’extérieur du cockpit à toucher le vitrage de la capote – il sera
parfaitement aligné et sans (presque) aucune déviation notable comparée au
cap du GPS. A défaut de
perceuse, un tourne à gauche une bonne mèche à bois et de l’huile de coude
permettent de percer les 3 trous pour le passages
des vis de fixation sur le pont. La météo du
martin nous annonce du beau temps sans coup de vent ; nous voyons
approcher un ciel gis très très sombre. Sans trop
croire a un coup de tabac, nous sortons de Port Joinville et mettons tout
dessus : génois lourd, trinquette, GV et artimon. Le vent 4-5 avec de petites
rafales à 6 nous emmène au-delà de 5 nœuds et je descends faire mes écritures
à la table à cartes laissant Alec a la barre. Tout a coup je sens une vibration arriver sur Inox qui se
couche gentiment sur son bouchain et m’envoi me promener sur la couchette de
navigation. J’enfile mon gilet tant bien que mal et arrive au cockpit après
la bagarre, et je vois Alec le visage grave, me dire calmement : « on a eut du 9 la mer était blanche, Inox et
monté entre 8 et 9 nœuds au GPS… » Youpii hourra
!!! c’est simplement génial sentir le bateau filer avec souplesse sur une mer
qui n’a pas eu le temps de se former. Seule ombre, la
tendance au lof malgré les 2 voiles d’avant – je soupçonne l’artimon d’être
trop dimensionné et donc il faudra le réduire pour garder une route au prés dans les rafales qui se suivront pendant les
prochaines heures. En début de
soirée nous arriverons dans la Vilaine pour nous amarrer sur une bouée Sagemor en attendant l’écluse du lendemain. Elle sera
passée lendemain avec bobos. Préférer de
loin l’entrant bâbord – mais qui malheureusement était déjà occupée par un
pécheur avec sa coque de noix (8m au max). L’éclusier du jour pas très
percutant voulait nous mettre à couple car seule la petite écluse était
ouverte : il ne restait pas plus de 50 cm à l’étrave et à la poupe. Le rappel
lors de la mise à flot était tellement fort que nous avons casse le cabochon
du feu de navigation arrière malgré une vigilance au moteur, et une chaine
d’écluse… Ah Dominique ; si tu avais été là… Retour à La
Roche Bernard à l’anneau après une dernière virée au ponton des Copains d’A
Bord pour descendre les bagages. Voila – Inox
montre qu’il est un bateau extraordinaire et sur pour le voyage et le gros
temps. Il demande encore un peu plus
d’énergie qu’un bateau actuel mais au total il est très agréable. Un confort sans
conteste à la gite et la tonture pont prend là toute
son intérêt et le déplacement du gabier devient une ballade de printemps ! Coté moteur,
notre Nanni 85 TD nous a emmené à 5 nœuds à 1200
T/mn pour une consommation d’environ 2.2 litres/heure de GO… pas mal pour
bouger les 22 tonnes d’Inox – j’inclus ici les montées en régime pour les
manœuvres (et il y en a eu quelques unes). Un dernier mot
: la mise en place est un jeu d’enfant avec le moteur et les gardes ; il ne
sert a rien de s’épuiser à tracter Inox si le moteur est opérationnel : un
bon point d’attache de l’étrave vers l’arrière et à petite vitesse le brave
se range sagement le long du quai ou s’en éloigne pour en sortir… Bon vent ! Été 2010 Une bonne
semaine de travaux, assez contrariante par des travaux de peinture qui
n'avançaient pas et des ennuis de dernières minutes pour installer le nouveau
réservoir à gasoil. Mais pétole et grosse erreur de navigation m'ont forcé à faire
demi tour devant Le Croisic et mouiller au nord
d'Hoëdic pour passer la nuit.
Il en aurait
fait encore 3 ou 4 si cela n'avait tenu qu'a lui! Le lendemain,
le réveil est un peu nerveux car bercé par une méchante houle et Inox
qui se rapprochait un peu trop de la cote. Sous un ciel menaçant le un vent
qui commençait à monter en force, je decide de partir plus tôt
et de passer une nuit au calme. Un appel au Crouesty pour réserver
une place... enfin quand j'y serai. J'en avais le
cœur gros car le pépère filait vraiment bon train et il ne demandait qu'a courir l'eau devant l'étrave... Inox est vraiment un
bateau qui s'épanouit à partir de 5 - 6 Beaufort et doit être au top à 7. A
verifer lors d"une autre ballade - lorsque les autres bateaux sont
rentrés amarrés au ponton.
Apéro et
soirée crêpe et finalement un jour de plus pour faire du shopping et du rangement.
Il vous évite
des km a pieds pour se rendre aux 4 coins du port pour des courses, aux
formalités de port ou au toilettes! C’est quand
même mieux de savoir ou l'on est... après avoir murement réfléchi à la route
selon la météo et les désidérata de l'équipage. Un petit tour a
la capitainerie qui m'a offert d'aller rejoindre le port a flot (clôturé par
une porte a marée) et m'indique que les bouées des vedettes sont disponibles
pour la nuit après le départ de celles ci vers 19h.
Et oui:
cherchez des repères qui se sont déplacés parce que vous n'êtes pas au bon
endroit... En affet le
génois bordé à contre à mort ou partiellement, les autres voiles lachées,
puis descendues; barre à contre toute, Inox continue avec un certaine derive
à avancer. Je n'ai pas
sauté a l'eau pour voir si je pouvais le rattraper, et il faut que je tire
cela au clair, car cela marche sur tous les bateaux avec lesquels j'ai
navigué. Inox serait’ il rebelle à la cape???
Résultat - Inox
complètement en travers de l'écluse - à écraser 2 petits voiliers en
plastique qui s'étaient aventuré un peu vite avant que nous ayons fini la
maoeuvre d'amarrage - et refusant obstinément de revenir le long du mur
d'écluse. et ce malgrè les injonctions du capitaine et du moteur...
Un dernier coup
de barre en sens inverse et le pépère est parallèle au mur. La chaine qui
nous narguait a 6 ou 7 mètres de là pend lamentablement a notre merci a moins
de 50cm... Pâques 2010: photos dans le coin des lecteurs Un mea culpa : j’ai sauté
l’été 2009, qui a été studieux : j’ai complété l’armement du bord :
ajouté un guindeau électrique et 150 kilos de chaine de 12mm en complément de
l’impressionnant mouillage créé par Marcel. La pose a été relativement
simple, un sérieux coup de main de Marc/Quid’Ham
nécessaire pour avoir la main et l’avis tout au long du travail. Il reste a régler le problème de l’évacuation d’eau par
l’écubier : Marcel n’avait pas prévu de vidange automatique du crash box
avant (hormis l’ouverture des toilettes que je vais probablement utiliser).
Bon ce n’est pas encore gagné et je souhaite m’affranchir d’une pompe de
cale ; solution la + directe mais qui me pose un problème
d’éthique : installer un système mécanique/électrique si je peux m’en
passer. Pensez donc : deux
longueur (15 et 30m) de chaine fabriqué à la main dans de la tige d’inox de
17mm pour un poids avoisinant les 300kgs complétées par 2 ancres
« légères » de 40kg chaque (fabriquée dans le même métal par le
même homme), et une ancre de mouillage de 80 kg. Juste de quoi tenir un beau
bébé de plus de 20 tonnes sagement au mouillage…Marcel a bien pensé au
guindeau qui est intégré dans le pied de mat. Mais, car il y a un mais… vous
l’aurez imaginé, l’ensemble est sérieusement lourd a mettre en œuvre – il n’y
a pas de palan à poste, et le guindeau surmultiplié ne permets pas une
remontée rapide du mouillage. J’ai du à l’occasion détacher l’ancre du fond
et partir au large, avec 7 ou 10
mètres de chaines avec son lest au bout patiemment remonter l’ensemble avec
un bateau en marche au large de la cote et des autres bateaux. C’est un
inconvénient de la manœuvre en solitaire avec un matériel aussi…
« rustique ». Il en est allé de même pour le
gréement que je dois sérieusement revoir : à un peu plus de cinquante
ans (je commence à parler de moi ce doit être l’âge… J) il y a des aides à la navigation qui
deviennent utiles voire indispensables pour rester dans la marge de sécurité.
Je n’ai pas envie de rester en villégiature sur le pont quand sa souffle et
personne à la barre… Transition vers les 2 nouveaux
winchs Lewmar qui remplacent les anciens Goiots qui trônent au Café du Commerce de La Roche
Bernard entre les ouvrages de Marcel et le récepteur radio a lampe (en
état !). Self tailing – rutilant je les ai positionné en retrait des Goiots
pour libérer les passavants et réduire l’angle d’inclinaison pour éviter le
sur-pattage. C’est la que commence la première
transformation : je ramène toutes les écoutes (Génois, trinquette, GV
dans le cockpit. Deuxième étape de
transformation : la pose de bloqueurs (pianos) pour les écoutes des
voiles : l’espace cockpit/passavant est trop exigu pour installer plus
d’un winch : il me faut utiliser le même pour 3 voiles. Ce n’est pas
gênant car toutes les voile sauf le génois sont auto vireuses et donc ne nécessite
pas de changement lors de virement de bord sur un même angle bâbord/tribord.
Je l’avais constaté lors des sorties précédentes – et quand bien même
serait-ce le cas, les winchs me permettent de faire les réglages beaucoup
plus rapidement que dans le montage d’origine. Autre avantage : les
écoutes filent le long du bord et ne courent plus sur le pont. Troisième étape à
venir : raccourcir le plan de voilure en ramenant l’étai sur l’étrave
comme à l’origine : le balcon est plus source de problème en cabotage et
manœuvre de port qu’utile d’une part et d’autre part je voudrai vérifier
l’équilibre sous voile avec plus de surface sur l’avant, en réduisant celle
de l’artimon. Donc on pose un enrouleur et son génois sur étrave. Et pourquoi diable veut-il
changer l’artimon : pour 2 raisons : 1) remonter la hauteur de bôme
qui aujourd’hui me coupe la tète a chaque virement de bord (ca fait vraiment
mal a petit vitesse – alors en plein empannage je vous laisse imaginer ce qui
reste des pauvres neurones…) et 2) je veux également changer le système de
prise de ris et donc de type de voile. Et la je sens les puristes de
l’histoire commencer à chagriner : mais qu’est-ce qu’il nous fait
là ???... !!! il va tout changer le bateau ! Et bien oui –
partiellement :le système à rouleau a ces
adeptes et ses détracteurs. Celui que Marcel a installé date de plus de 40
ans – fonctionne toujours – mais n’est pas vraiment adapté à une réduction
rapide de la voilure ; il déforme le tissu et endommage le plan de voile
(et celles du bord méritent leur remplacement). Donc j’opte pour un système
de ris rapide avec un rappel des drisses traversant les bômes. Voilà pour les dernières infos
– je poste quelques clichés dans le coin des lecteurs. Bon vent ! Pâques 2009: photos dans le coin des lecteurs Encore un p'tit tour dans
l'estuaire après 1 semaine de travaux:
Puis sortie passer une nuit à
l'ile Dumet - car le souffle de vent ne nous même
pas permis de gonfler les voiles pour envisager Le Croisic ou Houat...
Monsieur Nanni nous a donc for courtoisement et
régulièrement propulsé jusqu'au mouillage... Arrivée vers 21h, le temps de
mouiller correctement avec orin, on se retrouve a gonfler l'annexe pour un
débarquement à la découverte d'une île déserte d'humain et habitée d'une
faune oiselière sauvage. quelques photos les pieds mouillés par un
débarquement acrobatique. Essayez de rester en équilibre debout sur un canot
gonflable à l'approche de la plage ou se roulent les derniers moments d'une
houle (petite certes) et d'éviter que le boudin ne racle sur les galets au
moment ou vous avez décidé de changer de sol... et bien le résultat fait
plouf! Le temps de prendre des photos
et zou, de retour à bord pour un dîner classique et abondant arrosé d'un vin
sans prétention mais très gouleyant avec l'équipage du moment le plus
éclectique a vu à bord: Marc de Quid'Ham, Anne
Marie et Noël, 2 Savoyards skieurs et plongeurs à la rencontre de l'estuaire
Morbihannais. Vous les verrez peut-être dans les prochains mois sillonner la
Vilaine, voire encore plus loin à bord d'un bâtiment de marine à
déterminer. Une nuit très agréable sous la
lumière d'un ciel bleu d'étoile nous a écouté papoter jusque tard dans la
nuit à refaire le monde et parler de nos expériences respectives tant marines
que terrestres. Le lendemain, la moitié de
l'équipage file à la découverte de l'ile tandis que l'autre ( le capitaine et Marc) se charge de la toilette d'Inox à
grand coup de seaux d'eau sur les voiles et grattant le pont des moisissures
et autres lichens qui y ont trouvé refuge. Un facétieux photographe a
immortalisé le quart de nettoyage du capitaine (à quatre pattes le fessier en
l'air) que seule la décence m'empêche de montrer publiquement. Nous remettons les voiles à la manoeuvre et déhalons gentiment après une ronde de
bateaux de pêche posant filets et casier à quelques dizaines de mètres du
mouillage. Ce doit être une coutume locale, l'ayant déjà vécue l'été
précédent où seul à bord à éviter en zigzag les bouées de ces charmants
amateurs de poissons et fruits de mer j'ai transpiré tout ce que savais pour
déhaler l'ancre et la chaîne à la main - en attendant investir et installer
un guindeau électrique. Le retour se fait toutes voiles dehors par un vent
arrière qui nous fait rouler lentement mais suffisamment pour m'obliger à
faire mon premier point Sextant pendant... 20 minutes! Je salue ici très bas
tous les navigateurs de petites unités pour leur dextérité et leur patience à
n'avoir pas fichu ce foutu appareil à l'eau plus tôt. J'ai fait l'acquisition il y a
8 ans d'un Sextant Russe qui a la particularité de montrer une image
inversée: le soleil se retrouve dans l'eau sous l'horizon, et donc oblige a apprendre à inverser les gestes de poursuite du soleil:
s'il va à gauche... surtout aller le chercher à droite! et quand vous
avez finalement fini par coincer ce salopard, monter le sextant pour voir
descendre l'horizon et si entre temps vous n'avez pas craqué sous les crampes
vous aurez eu le bonheur de le fixer pour une seconde. Après vous êtes déjà
quelques nautiques ailleurs sur la carte! Le retour à l'anneau s'est fait
sans trop de problème surtout avec la pendille à poste entre les bouées du
corps mort: MERCI à Christophe et son équipe encore une fois pour leur
gentillesse et amabilité - ils ont posé le bout acheté quelques jours plus
tôt et m'ont donc épargnés un temps précieux à bord. A bientôt - et bon vent! Juillet 2008 : PREMIERES SORTIES DEPUIS 7 ANS DE
REPOS FORCE 2 fois 2 jours de sorties la
première avec 2 équipiers novices en voile mais qui ont fort bien intégré
l'humeur un peu angoissée du capitaine aux manœuvre d'écluse d'Arzal, puis plus tard lors de la nuit en mouillage a
l'Est de l'ile Dumet: un œil périodique pour
vérifier l'alignement et surtout le rapprochement des hauts fonds signalé sur
la carte Navicarte et SHOM. Mais a
part un peu de houle et quelques rafales dans la nuit, rien n'est venu
perturber le sommeil de mes 2 marins. Le capitaine lui par contre avait l'œil
vaseux le lendemain, car après une arrivée vers 23h, mouillage compris, le
réveil était donné pour 6h30, mon neveu d'équipier avait rendez vous avec un
avion à Nantes dans l'après midi. Donc c'est dans un état semi comateux que
j'ai fait le retour, avec un salut inattendu d'un ULM pendulaire a flotteurs
de type hydravion. Lors de cette sortie ainsi que
la suivante nous avons été salué avec chaleur par
beaucoup d'autres équipages et certains nous ont vraiment envoyé des signes
de sympathie. Je remercie ces manifestations, tant elles rendent hommages à
Marcel Bardiaux avant tout et elles récompensent
quelque part les longues années de travaux pour remettre Inox à la mer.
J'espère pouvoir limiter dans le temps les travaux nécessaires à la
modernisation du gréement (faciliter les prises de ris - 500 tours de
manivelle pour enrouler la GV, 370 pour l'artimon). Il y a peut - être un méthode plus rapide avec l'accastillage actuel mais
elle reste un mystère. j'envisage donc de profiter du remplacement des voiles
qui tiennent plus du sac de marin, pour mettre des prises de ris rapide et
modifier en conséquences les bômes pour y mettre des réas. quant au
mouillage, celui de l'anse de Suscinio pris entre 2
cardinales vers 23h30 et celle de Houat ont été particulièrement éprouvant à
remonter. les 2 relevages ont été fait à la main... l'ancre de 40 Kg et la
chaine en maillon Bardiaux de 15mm (que j'estime a
60- 70Kg); pour la première, de charmants pécheurs ont entouré Inox de
casiers et il a fallu manœuvrer seul (et oui, la 2eme sortie a été faite en
solo) en remontant le mouillage et cavaler sur le pont entre la barre et la
bitte d'amarrage de proue. Mais Marcel a fabriqué un
équipement absolument génial que je recommande a
tout bateau: une empreinte de maillon en acier fixée sur le pont. le principe
est alors simple: il suffit de présenter un maillon sur ce "taquet"
d'appuyer pour le rentrer et la chaine se trouve bloquée instantanément. Il
suffit de donner un coup bref vers le haut pour libérer la chaine, soit pour
le mouillage, soit pour continuer de monter la chaine. Donc la 2eme sortie a été faite
en "solo" histoire de voir si je pouvais manœuvrer Inox sans
équipier. la conclusion est oui - MAIS. Mais, comme je l'ai indiqué plus
haut: il faut installer un guindeau électrique pour éviter de tomber
d'épuisement ou de risquer de se mettre en difficulté (à la côte, ou sur
d'autres bateaux), changer le maniement des voiles pour la réduction des ris.
Ensuite, d'autres accessoires tels que régulateur d'allure et/ou pilote
automatique, radar pour la veille seront utiles. Inox fait route rectiligne par
vent établi au près et travers, je l'ai vérifié et cela m'a permis de prendre
des photos du balcon et de rester admirer l'étrave plonger dans la vague
appuyé sur le foc. par contre il a une tendance de "sale gosse" à
remonter au vent par vent arrière ou bon plein surtout quand il y a un peu de
houle et je pense que l'écart de dimension entre l'artimon et le foc de route
(je n'ai pas de Génois) est à l'origine de ce comportement. les seuls moments qui sont encore
sensibles sont les manœuvres de ports ou d'écluse lorsqu'il y a du vent: Inox
est très allégé depuis 2001 et il a perdu presque 10 tonnes (en vidages
des soutes et caissons de matériels et autres bricoles que Marcel a accumulé
en 40 ans de vie. la ligne de flottaison est remontée de 15 cm... le revers
de la médaille est un roulis plus important au mouillage. Marcel m'avait
indiqué qu'Inox avait un meilleur comportement a la
mer après le vidage des réservoirs à mazout (1200 litres) qui n'a jamais servis:
il a donc vidé la boue de gasoil mais celui-ci a imprégné le métal et je dois
envisager l'application d'une peinture pour éliminer les effluves qu'il
continue de générer. Je cherche donc : un guindeau
électrique soit pour la chaine de 15mm soit pour une de 12mm (plus courant
qui servira pour le cabotage). Des idées pour alimenter le nerf de la guerre
- la caisse de bord - celle-ci commence à manquer pour les modifications du
gréement. A bientôt et bon vent !!! Avril 2008 7 petits jours pour un programme
chargé: installer la radio (avec pose de l'antenne sur l'artimon et faire la
grimpette 4 ou 5 fois, poser des rivets de 5mm avec une pince standard,
percer en haut, en bas et faire passer le câble), finir l'antidérapant sur le
pont (en jouant avec la météo - la pluie était au rendez vous), regarder
passer les copains qui allaient virer la tour du cochon pendant que bibi
trimait sur son "canote". et le gros morceau: faire le
vide (temporaire) pour nettoyer, brosser et peindre les pièces qui
attendaient depuis 7 ans qu'on s'en occupe; pendant que mon magicien
d'ébéniste s'employait à faire un plancher de carré remplaçant le capot
moteur, posait bannette de navigation et équipet
(penderie et placard). mais les photos vous en diront plus qu'un long
discours allez voir dans le coin des lecteurs Eté 2007 1ere partie - 1 petite semaine
pour mettre 3 réservoirs a bord: 2 pour l'eau et 1 pour le gasoil. après 3
jours d'efforts les réservoirs d'eau étaient en place branchés et raccorde au
robinet de l'ex cuisine: Hourra, comme il est bon d'avoir l'eau courante
juste en ouvrant le robinet...au lieu de pomper du pied gauche ou droit ou de
remplir l'évier avec des bouteilles pour pouvoir laver les mains, la figure
ou... la vaisselles. Il y a un autre endroit pour
les parties du corps, située a l'avant du bateau ;-) Ceci sera installe plus
tard car il faut réorganiser les toilettes, monter une douche et changer le
lavabo de place. Enfin dans la tradition de
poisse qu'a aussi expérimenté Bardiaux, le
réservoir a gasoil de 380 litres était hors d'usage rempli de débris /copeaux
de plastique ... découvert lors du perçage du tour de remplissage après 2
jours de travail d'installation et de raccordement! Je suis devenu fou car
ceci est indétectable a l'achat car le trou ne peut
être percé qu'après installation a poste du réservoir. Alors il a fallu a
nouveau basculer le lourd panneau central de pont pour laisser passer la
grosse boite (2mx1,8mx0,40m). 2 mois plus tard j'ai
du faire un court séjour a bord pour installer le nouveau, en passant par le
chemin inverse, percer a nouveau (un peu tendu) et - hourra - cette fois ci
était la bonne, il était propre et prêt a l'emploi. 2eme partie -
la semaine prochaine a La Roche Bernard pour finir l'arrimage des réservoirs,
le test du réservoir a gasoil, mettre et vérifier les voiles ... et croiser
les doigts. Bon |
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